Retour sur l'atelier
Lors de deux samedis complets, j’ai eu l’occasion de partager mes connaissances et le fruit de mes recherches sur le virage des cyanotypes avec un groupe de cinq personnes. Ce fut un réel enchantement d’avoir accès au laboratoire de teinture de la Maison des métiers d’art pour travailler avec les chimies liées au cyanotype.
Les participant·es ont vite appris à partager l’espace et le matériel, et à collaborer pour optimiser leur utilisation. Une vie de groupe s’est rapidement installée, et le partage de l’espace ainsi que les temps d’attente ont donné lieu à des échanges plus personnels.
Lors du deuxième cours, j’ai bien ressenti la collaboration de tout le groupe, car chaque personne a contribué en apportant des objets qui ont servi de caches et de négatifs. Tout le monde était prêt à partager les objets ramenés, et nous avons garni ensemble une grande table où chacun·e pouvait se servir pour créer des compositions.
Un rituel s’est même installé au sein du groupe : à chaque cours, une personne différente a apporté une boîte de cannoli à partager. Il s’est dégagé énormément de chaleur humaine lors de ces ateliers. La sororité et la collaboration sont des éléments marquants de ces deux journées.
Crédits photo : Charline Clavier
Retour sur l'atelier
Lors de deux soirées, j’ai eu la chance de partager mon savoir en matière de teinture végétale, plus particulièrement l’indigo et les techniques de shibori, à un groupe de six femmes.
Ces six participantes, aux intérêts, passions, compétences et parcours divers, ont rapidement créé une dynamique de groupe où les échanges et les questionnements étaient chaleureusement accueillis. Lorsqu’on évoque la transmission, surtout dans le cadre d’un atelier dirigé, on imagine souvent une relation professeur/élèves et un partage unidirectionnel. Dans mes médiations, je cherche à déconstruire cette dynamique pour instaurer un véritable partage. Je crois en effet que chaque femme a la capacité d’enseigner aux autres. En laissant la place aux participantes pour discuter entre elles, parfois en grand groupe et parfois en binôme, elles ont appris bien plus que la teinture à l’indigo et les techniques de réserves. Elles ont partagé l’expérience de chacune et ont su transmettre une partie de leurs découvertes et de leurs savoirs aux autres femmes du groupe.
En seulement deux courtes sessions de trois heures, des amitiés se sont formées et certaines femmes ont même entamé des discussions de collaboration.
Non seulement chacune est repartie avec de nouvelles connaissances et un sentiment de compétence et de capacité accrues, mais elle a aussi vécu une expérience positive entourée d’autres femmes. L’empouvoirement est un terme qui définit parfaitement ce que nous avons ressenti lors de ces ateliers, et cela grâce à la pratique de la transmission horizontale.
Crédits photo : Charline Clavier
